Haiku surprise #2

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« Lumière d’été
Poussière dorée
Retour sur Pandora »

Siren

Haiku surprise #1

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« Murs blancs
Sauts infinis
Le gâteau est un mensonge »

Glados

Cubee me!

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Il y a quelques temps, mon œil morne et fatigué est tombé sur un trio de petits personnages en papier trainants sur un comptoir encombré. Une lueur revint dans l’œil sus-cité et je m’empressai d’ harceler leur gentille créatrice. C’est ainsi que ce rappelèrent à mon souvenir les paper toys et que j’appris que leur existence n’était point désuète.

Quelques clics, nombreux coups de cutter et plusieurs pliages précis plus tard, me voilà dotée d’un petit moi tout en angle et en papier. Fière de mon mini clone, je m’empresse de l’exhiber auprès de mon entourage. « Et ça sert à quoi? » Parfois les geeks ont un sursaut de lucidité qui vous font revenir dans un environnement de normalité socio-culturelle des plus agaçantes. « A rien. » Flûte, je me suis faite avoir, « mais c’est marrant. » Ma fierté ravalée, plus la frustration de ne pas avoir eu la réponse à cette question-piège me poussent à essayer de fabriquer d’autres personnages issus de la pop culture si chère à mes yeux. Un après-midi de clic/cutter/pliages concentrés et voilà qu’Aralé Norimaki vient rejoindre la mini-moi au dessus de mon écran. C’est à ce moment qu’une musique victorieuse et une lumière divine pénétrèrent mon esprit : je sais à quoi servent ces paper toys ! A vivre toutes ces situations amusantes ou héroïques dont on ne rêvait plus.

Alors, si vous aussi vous avez envie d’aller vous éclater avec l’incroyable robot du Dr Slump, cliquez, imprimez, découpez et pliez ce lien. Et si vous avez envie de me faire visiter votre ordinateur, c’est par là. Photos bienvenues !

La semaine prochaine, je vous sers du poulpe noir…

Kuroi tako no satori

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Japan Expo 2009, la fin

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Jour 3: Après une nuit bercée aux effluves du McDo d’en bas, je me réveille courbaturée et de bonne heure. J’en profite pour sortir tout doucement Alicia P. de son sommeil. Manque de chance, son œil à peine ouvert tombe sur mon joli t-shirt BAK XIII (tentative de placement de produits locaux) et j’ai le droit à un « Aaaaargh, un cafard ! » à la place du bonjour fleuri auquel je m’attendais. Ces émotions passées, nous ingurgitons un bon petit déjeuner, histoire d’être d’attaque pour traverser de long en large l’immensité de la J.E. Le souvenir des stands de nourriture pris d’assaut, du prix exorbitant et de l’aspect douteux des sandwichs proposés, nous fait penser à faire le plein de Subways bien gras et bien mayonnaisés (on est geek ou on ne l’est pas).

C’est dimanche, il est tôt, les otakus dorment encore. Je suis presque déçue de ne pas voir autant de file que la veille, c’est qu’on s’y habitue ! Arrivée au stand officiel de l’expo, j’hésite sur la photo de Jamie Bamber que je vais acquérir afin d’y faire apposer son précieux paraphe. L’hôtesse m’annonce le prix; c’est 30 euros la photo, 20 la dédicace. « Gné? » fis-je. « Oui » me répond-t-elle, « comme ils ont peu de défraiements, les invités font payer les dédicaces ». Je regarde le type d’à côté venu pour la même chose, et nous décrétons que cela est un peu cher payé juste pour rendre nos amis verts de jalousie. Finalement, nous ne sommes pas à un degré de nerdisme si grave que ça ! Je décide, donc que la matinée sera dévolue au shopping et à la suite de la découverte des stands alternatifs. J’adore ce contraste entre les constructions démesurées des grands éditeurs et les étals décorés avec amour et soin que l’on trouve dans ces coins-là.

Quelques achats et repérages plus tard, je rejoins mes amis pour déguster nos sandwichs tous mous et dégoulinants. Ah oui ! j’ai oublié (comment ai-je pu oublier) de préciser que lors d’un rassemblement comme celui-ci, en plein mois de juillet, il fait chaud. Très chaud. Suffocant même, et c’est avec peine que l’on s’entasse sous le seul petit point d’ombre à l’extérieur. Au moins, la proximité de la foule me permet quelques photos volées plutôt sympas. Encore un petit tour avant d’aller voir le défilé des cospalyeurs. Je vais faire la maligne du côté des throppers de la force obscure, je regrette de ne plus avoir de Légo pour réaliser les merveilles que je vois sur un stand et je tente un tirage de langue (très discret) à M. Bamber le vénal.

Ha ! Ha ! Maintenant que nous connaissons les lieux, nous sommes en avance pour le défilé. Un quizz est en train de se terminer, je hue les candidats dont les mauvaises réponses me désespèrent (« Pfff, c’est pas Albator, c’est Cobra… », « Mais c’est qui ce naze qui connait pas Dexter? »). Enfin, le spectacle commence, les costumes sont tout aussi magnifiques les uns que les autres et la danse est menée par les délicieux Pen Of Chaos qui revisitent les génériques de notre enfance à la sauce médiévale. C’est lors de la synchronisation de nos montres que nous réalisons que l’heure de notre train est proche. Allez ! Encore une dernière virée shopping où je dépense mes dernières ressources pour l’achat d’un kitchissime pull rose à capuche.

A la gare de Lyon, nous attendons le train, le cœur lourd. Heureusement, la présence de Jack Sparrow nous amuse et nous nous disons que nous ne sommes pas les seuls à être venus d’aussi loin et que ça doit être cher, un billet Caraïbes-Paris. Morts de fatigue et de faim, nous prenons enfin notre train. L’heure n’est plus aux chants et à l’humour, nous réalisons que nous venons de vivre trois jours dans un monde riche en échange et en surprise. Ce monde auquel nous appartenons, nous fait jurer que nous assumerons à jamais notre statut d’otaku.

A suivre ?